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“L’intestin, notre deuxième cerveau”, voie d’explication au fonctionnement de l’intuition ?

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J’adore tout ce qui a trait au fonctionnement biologique… Aux lois qui régissent la vie, la nature et l’univers… Les découvertes de la science sur ces sujets… Comment nos corps, nos esprits, nos âmes fonctionnent… Passionnant…

J’étais donc très curieuse de voir “L’intestin, notre deuxième cerveau”, produit par Arte France et l’INSERM, réalisé par Cécile Denjean et sorti en 2013, six années déjà.

L’intelligence de notre ventre… Ça me parle tout de suite… C’est vrai que mon intuition “dialogue” beaucoup avec moi par le biais de mon corps, de  “mes tripes” et des émotions/sensations qu’elles me transmettent.

C’est intéressant aussi de remarquer qu’une des traductions anglaise du mot “intuition” est “gut feeling” soit “sentiment des intestins” ou “impression des tripes” lorsqu’on traduit mot à mot.

On apprend dans ce documentaire plein de choses intéressantes, surprenantes, que je vous relate dans cet article. Mieux comprendre le fonctionnement complexe et subtil de notre organisme peut aussi faire partie du voyage en soi qu’il est inévitable de faire si on souhaite retrouver la voie de son intuition.

Alors c’est parti…

Des neurones dans les intestins 😲 :

Les intestins, organes intelligents, seraient-ils en lien avec l’intuition ?

200 millions de neurones peuplent nos intestins ! L’équivalent du cortex d’un chien quand même ! Amis des animaux, si vous considérez le chien comme un animal doué d’intelligence, sachez que notre ventre l’est tout autant que lui !

Vous l’avez aussi sans doute déjà constaté, nombre de nos émotions trouvent leur siège dans notre cher petit bidou. Et on sent souvent clairement (du moins quand on est à l’écoute de soi), que le cerveau n’est pas seul à mener la barque.

Mais pas que… 🤓:

Et là je ne pense pas vous apprendre grand chose, mais y logent aussi attention… Des centaines de milliards de bactéries ! Et ces mêmes petites “bêtes” influenceraient tout ce que nous sommes, de notre personnalité à ce que nous entreprenons de plus audacieux. Si si…

Enfin ça n’est pas moi qui le dis, ce sont des scientifiques semblant de haute volée qui le prétendent.

C’est à l’Université de Columbia, New-York, que Michael Gershon, auteur de “Le deuxième cerveau” proclama que notre intestin est un organe sensible et intelligent. Nous vivons toutefois encore à une ère sombre en matière de connaissances le concernant. Mais il serait toujours, d’après ce scientifique à la renommée internationale, lié à nos succès de vie.

Ces millions de neurones tapissant notre paroi intestinale nous permettent de digérer la nourriture. Il explique que la digestion est un processus très complexe qu’il est très difficile de reproduire en laboratoire et qui nécessite une très grande puissance nerveuse.

Des ressemblances étonnantes :

Là encore, en voyant une image des deux l’un à côté de l’autre effectivement leur ressemblance est presque fraternelle… Surprenant en effet…

Ils partagent même leur appellation scientifique puisqu’ils se nomment tous deux systèmes nerveux. Central pour le cerveau, entérique pour les intestins.

L’évolution avait-elle besoin de nous équiper de deux cerveaux différents ? D’après M. Gershon, avoir ce deuxième cerveau est un peu comme avoir un ordinateur de bureau. En rendant le processus périphérique en l’envoyant à l’intestin, il devient beaucoup plus efficace. Les câbles connectant les deux sont présents et du coup le cerveau n’a pas besoin de mobiliser les centaines de millions de neurones alloués à la fonction intestinale. La nature est bien faite non ?

Une appellation usurpée :

D’après Michel Neunlist, de l‘INSERM, Nantes, un des experts mondiaux du système nerveux entérique, cette appellation de 2ème cerveau serait d’ailleurs fausse. Car si on se réfère à l’évolution, et à leur histoire, le premier des deux ne seraient pas celui qu’on pense. Et oui… Les organismes primitifs pluricellulaires étaient constitués d’un tube digestif, dans lequel s’est développé ce système nerveux entérique.

En remontant dans le temps il deviendrait évident que notre cerveau est apparu dans le but de nous nourrir mieux. On constate aussi que l’apparition du système nerveux central correspond à celle des yeux et des oreilles, utiles eux aussi dans la quête de nourriture. Et sans cette nécessaire division des tâches, nous passerions tout notre temps à digérer… Il est intéressant de remarquer également que le tournant de cette évolution spectaculaire de notre cerveau correspond à la domestication du feu. Il y a 1,5 millions d’années, l’homo ergaster venait juste d’inventer le barbecue. La cuisson des aliments, sorte de prédigestion, facilita donc grandement le fait de mâcher ainsi que la digestion des aliments, et fut un gain d’énergie et de dépense physique certain.

D’après Pascal Picq, du Collège de France à Paris, on gagnerait jusqu’à 16 fois plus d’énergie avec beaucoup moins d’investissement ! Du coup, comme le premier cerveau fonctionnait bien, le second en a profité pour se développer. Cela aurait pu ne pas arriver, mais si ! Excellent !

La cuisson nous a donc permis de franchir des obstacles physiologiques c’est à dire des contraintes liées à l’énergie disponible permettant le fonctionnement d’un grand cerveau… Wahou, la nature et l’intelligence qui la sous-tend m’émerveilleront jusqu’à mon dernier souffle sur cette terre. À partir de là, de cette époque de l’homo ergaster, nos cerveaux n’ont cessé d’évoluer pendant des centaines de milliers d’années. Pour devenir de très grands cerveaux. Si si…

Homo Ergaster avait un cerveau d’une taille approximative de 700-800 cm3, Croc Magnon (nous autres), a quand même presque doublé la donne puisque les cerveaux actuels font entre 1500 et 1600 cm3. Et ceci sans changement énorme de la taille corporelle.

Séparation des systèmes mais connexion bien réelle :

Ressemblance étonnante et communication constante…

Penser d’un côté et digérer de l’autre… C’est donc une séparation des systèmes qui nous a permis d’évoluer. Mais la réalité est bien plus complexe qu’il y paraît.

Primo, parce que nos deux systèmes, par l’intermédiaire du nerf vague, sont en constante communication l’un avec l’autre. Le fameux câblage dont il était question plus haut.

Secondo car ils utilisent tout deux les mêmes neurotransmetteurs. Pour développer et mieux comprendre le sujet, on peut considérer que les neurotransmetteurs sont les mots utilisés par un neurone pour être compris par un autre neurone. La sérotonine est un de ces “mots”.

Selon M. Gershon, la signification de la sérotonine change en fonction du contexte dans lequel elle se trouve. Dans le cerveau supérieur elle signifie bien-être (dont elle est l’hormone). Dans le système entérique, elle rythme le transit et régule le système immunitaire. On sait en effet de nos jours qu’en période de dépression, on attrape beaucoup plus facilement toutes les maladies qui trainent…

95% de notre sérotonine est produite dans nos intestins, elle agit au niveau du tube digestif, est aussi libérée dans le sang, mais elle se trouve aussi dans notre cerveau, en particulier au niveau de l’hypothalamus, zone qui gère et participe à la régulation de nos émotions… On sait depuis longtemps que la communication entre les intestins et le cerveau se fait principalement par le nerf vague.

Par contre ce que les chercheurs viennent juste de découvrir c’est que la sérotonine qui transite clandestinement par voie sanguine vers le cerveau, interfère avec nos émotions de manière beaucoup plus complexe. On savait déjà que nos émotions peuvent influencer nos intestins… Le constat aujourd’hui est que l’inverse est également vrai.

Nos intestins influencent nos émotions :

Subtile communication liée aux émotions et… à l’intuition ?

Dans des conditions normales de fonctionnement, les échanges qui se produisent entre nos intestins et notre cerveau se font sans qu’on en ait conscience. Ce qui rend leur étude compliquée pour la science.

En science, c’est souvent en observant ce qui ne va pas qu’on comprend le fonctionnement des choses. Par exemple dans le cas du syndrome du côlon irritable (SCI), dont souffre une personne sur dix, il est intéressant d’observer les problèmes de communication existant dans le couple cerveau-intestin. Cette maladie qui se caractérise par des douleurs abdominales très fortes, des difficultés de digestion et de transit, existe sans que les médecins ne puissent observer la moindre anomalie organique lors des différents types d’examens (gastroscopie, coloscopie, scanner, etc…)… Pour eux il s’agit d’une problème de relation entre cerveau et tube digestif.

Mais qu’est-ce qui peut causer ces pannes de communication ? Qu’est-ce qui envoie ces messages erronés ? Le cerveau d’en bas ou celui du haut ?

Questions qui mobilisent des chercheurs dans le monde entier, notamment à Munich où Michaël Sheman considère que le SCI pourrait naître dans la paroi intestinale. Une des hypothèses expose que le SCI est lié à une communication défaillante entre la surface de la muqueuse et les nerfs intestinaux. Les neurones des personnes malades sont beaucoup plus actifs que ceux de la population “saine”. Les chercheurs en déduisent que les malades souffrent d’une hypersensibilité nerveuse, sorte de névrose intestinale ou hyperactivité neuronale.

Au centre hospitalier universitaire de Grenoble, Bruno Bonaz observé que la maladie est souvent provoquée par le stress ou des évènements traumatisants. Pour les aider il utilise une méthode plus globale comprenant de l’hypnose ou des techniques de respiration calme.

Il pense qu’il y beaucoup de choses qu’on transporte subconsciemment dans nos ventres. C’est de là que lui est venue l’idée de l’hypnose, qui peut notamment favoriser l’ajustement à la douleur et réduire un état d’hyper-vigilance favorisant aussi moins de douleur. L’imagerie cérébrale permet de localiser les effets de l’hypnose sur le cerveau de patients souffrant de douleurs intestinales. 

L’inconscient situé dans les intestins ?

Nos pensées sont constamment influencées par la chimie interne de notre corps. Même nos rêves, expression la plus mystérieuse de notre vie intérieure, sont particulièrement sensibles à l’émission de sérotonine qui se produit pendant notre sommeil.

Notre inconscient, notion découverte dans l’Antiquité et réinventée par Freud serait-il situé dans nos intestins ?

Le système nerveux entérique peut affecter comment nous nous sentons en envoyant des signaux au cerveau qui n’atteignent pas la conscience et qui peuvent changer la façon dont le cerveau perçoit le monde. D’après M. Gershon, notre capacité à penser de manière optimiste, à bien réfléchir, à résister à la dépression et à l’anxiété peut être fortement influencée par les messages que l’intestin envoie au cerveau. En ce sens, il contribue à notre inconscient.

Sans émotions ni sentiments nous devenons complètement irrationnels.

Freud disait : « l’égo n’est pas maître dans sa propre demeure », en tout cas pas dans le cerveau. Peut-être que la maison du moi est en bas, dans l’intestin.

La similitude anatomique entre nos deux cerveaux est si remarquable que les scientifiques commencent à se demander si ventre et tête partagent aussi leurs maladies. Certaines maladies neurologiques telle Parkinson pourraient même venir des intestins. Pendant longtemps elle était connue comme provenant de la destruction de la substance noire du cerveau. Toutefois les médecins ont constaté qu’elle était souvent accompagnée de troubles digestifs majeurs. Ils en déduisent donc qu’elle affecte les cellules de l’intestin et celles du cerveau.

A Nantes, en faisant une biopsie des neurones intestinaux ils ont trouvé les mêmes lésions que celles atteignant les neurones du cerveau. Le ventre devient donc une fenêtre ouverte sur le cerveau. On se questionne maintenant sur le fait de savoir si un lien existe aussi dans le cas d’autres maladies dégénératives du cerveau, ainsi que dans le cas de l’autisme ou de maladies psychiatriques.

Médecine Traditionnelle Chinoise et acupuncture abdominale :

Les sciences énergétiques orientales, voies de compréhension et d’explication de l’intuition ?

Depuis des millénaires, la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC) a une vision globale du corps humain. Elle s’efforce de réguler le flux d’énergie circulant dans notre corps. Dans cette vision les organes se parlent et interagissent via le Chi, ou Qi un courant d’énergie qui nous connecte à l’univers. La MTC s’intéresse particulièrement dans les relations existant entre les différentes parties du corps. Selon Bo Zhiyun (expert MTC des intestins), hôpital CTM de Canton, plus grand hôpital du monde, accueillant jusqu’à 7 millions de patients par an, l’acupuncture est pratiquée en Chine depuis 3000 ans. L’intestin n’en avait jamais été un point fondamental jusqu’à ce qu’un pur hasard mène le Dr Bo à découvrir l’acupuncture abdominale.

En 1972, il avait en stage une vingtaine d’étudiants formés à la médecine occidentale. Un jour un patient arriva en consultation à l’hôpital en brouette tant son dos le faisait souffrir… Il essaya toutes les méthodes d’acupuncture classique mais rien ne fonctionna. L’homme souffrait tellement qu’il transpirait abondamment, tout comme le Dr Bo qui commençait à devenir bien nerveux sous le regard de ses élèves. Il décida d’utiliser deux points d’acupuncture profonds placés dans le ventre le long du méridien ren. Le patient cessa immédiatement de crier et son visage se détendit d’un coup.

Enfin considérer le Qi ou Chi, l’énergie de vie universelle ?

Le Dr Bo fut très surpris car l’emplacement de ces points par rapport aux symptômes n’était pas logique. Il entreprit donc une recherche pour comprendre l’acupuncture de l’abdomen. Et il découvrit une zone très sensible autour du nombril. Le cordon ombilical est le centre de développement du corps humain, jouant un rôle très important dans la croissance de l’embryon. Même après que le cordon ait été coupé, le nombril continue de jouer un rôle dans la coordination du corps entier, mais nous ne savons pas encore grand chose de ce sytème caché. Il a formé depuis 5000 pratiquants qui exercent l’acupuncture abdominale en Asie, Europe et aux USA. Sur une des illustrations montrées à l’écran on voit la relation directe existant entre organes et viscères, ainsi qu’avec les émotions et l’état mental de la personne. On voit que l’intestin est étroitement lié au cerveau. Grâce à cette découverte le Dr Bo traite maintenant de nombreuses pathologies. En MTC on dit que pour soigner la maladie on doit en trouver la source. Et dans le cas de la dépression par exemple la source de la maladie est dans le ventre. 

Par cette technique, les maladies de la dépression, ou neurologiques, telles Alzheimer et Parkinson, voient parfois une régression de leurs symptômes. Sans que la science occidentale ne comprenne le pourquoi du comment.

Les scientifiques occidentaux devraient-ils admettre qu’il existe une énergie qui n’est pas décrite dans leurs livres d’anatomie ?

Pour mieux en comprendre le fonctionnement le Dr Bo a enregistré des IRM du cerveau des patients, avant et après la séance d’acupuncture. Après la séance, on voit une augmentation du nombre de zones activées. Les résultats prouvent que l’acupuncture abdominale peut améliorer les fonctions cognitives et réguler les émotions.

Une découverte étonnante :

Que se soient en Orient ou en Occident, les scientifiques admettent être encore loin de tout comprendre au sujet de l’axe cerveau-intestin. Mais les recherches menées jusqu’à présent ont conduit à une découverte étonnante.

100 mille milliards de bactéries vivent dans notre tube digestif, il y a mille fois plus de bactéries dans chacun d’entre nous que d’étoiles dans notre galaxie. Ce microcosme au sein d’un macrocosme est l’écosystème le plus dense de la planète. Il y a 100 fois plus de bactéries dans l’intestin que de cellules dans le corps, nous sommes donc un éco-système. « Nous sommes davantage bactériens qu’humains » d’après Stephen M. Collins, McMaster University, Canada. Nous avons plus de bactéries dans le corps que de cellules humaines autrement dit plus d’ADN bactérien qu’humain. Nous sommes un véhicule à bactéries. C’est le microbiote. On a tous en nous entre 1 et 2 kg de bactéries qui génèrent environ 20 à 30% de notre apport calorique. Une grande partie de la nourriture que nous mangeons, nous ne pouvons pas la digérer, ce que font les bactéries pour nous. Et nous en prenons l’énergie. Elles transforment notre alimentation en énergie. Elles nous aident aussi à déterminer ce qui est ou non toxique pour notre corps. Sans elles la survie serait difficile. Le système immunitaire des intestins, le plus important du corps, est éduqué par ce que lui disent les bactéries. C’est grâce à cela que le système immunitaire reste en alerte.

Selon Dusko Ehrlich, de l’INRA, France, on étudia le génome bactérien et on découvrit que les humains peuvent être placés dans 3 groupes en fonction des populations microbiennes vivant dans leur intestin, les entérotypes. Nous sommes donc divisés en 3 groupes de bactéries intestinales. Leur différence est située dans leur capacité à convertir la nourriture en énergie. Les 3 produisent des vitamines mais à des degrés différents. Ces groupes ne sont pas liés à la situation géographique, à la race, au sexe ou à l’âge.

On essaye de comprendre le rôle de ces bactéries dans l’apparition de maladies chroniques. En examinant le microbiote des gens on peut y voir les prédispositions au diabète, aux maladies cardio-vasculaires, à celles du foie. 

Le chercheur Stephen Collins, Mc Master University, Canada, explique que des expériences ont été faites sur des souris. On a injecté le microbiote d’une souris calme à une autre, suisse, particulièrement agressive, qui s’est alors calmée. Et inversement. C’est la preuve que le microbiote influence le cerveau.

Parasites et bactéries influencent notre comportement  🤔 

Qui nous sommes, comment nous sommes et réagissons est donc influencé par nos « ancêtres », alias les bactéries présentes sur terre depuis bien plus longtemps que nous.

Certains parasites tel la toxoplasmose, vivant chez leur hôte, en modifient le comportement à des fins personnelles. Par exemple la souris infectée par la toxoplasmose n’a plus peur du chat avec lequel elle peut même avoir envie de se reproduire… Elle finit donc par se faire manger par le chat, dont l’organisme est particulièrement favorable au développement de ce même parasite…

Parasites et bactéries sont donc capables de modifier notre comportement.

Cela illustre bien à quel point il existe une interaction entre ce qui se passe dans notre intestin et ce que notre cerveau va nous commander de faire.

Une étude a été faite sur des femmes ne souffrant pas particulièrement de stress ou d’anxiété, et prenant des probiotiques. Leur cerveau a été observé alors qu’on leur faisait visionner des photos de visages exprimant des émotions négatives, de peur, colère etc… On y a observé moins de réactions que chez des sujets n’en prenant pas.

Nous avons donc un 3ème cerveau : l’intelligence des bactéries.

Cet éco-système bactérien est présent en nous et en dehors de nous. Nous y baignons, littéralement, il nous pénètre et fait partie de nous. Il n’y a plus de séparation entre ce qui est nous et ce qui ne l’est pas. Il existe une continuité biologique absolument remarquable. 

***

Alors voilà, nos intestins nous causent… Comme je l’écrivais en intro, ça n’est pas nouveau pour moi, j’ai toujours eu la sensation de recevoir des informations en provenance de mon corps tout entier, et de mon ventre, bien sûr …

Ça peut paraître dingue, mais je pense que cela s’explique très bien quand on s’intéresse à la médecine énergétique.

Référence y est faite dans ce documentaire par le biais de la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC). Elle est ici représentée par l’acuponcture qui est une de ses spécialités mais pas la seule. La MTC est une médecine holistique très vaste et complète. Je suis personnellement convaincue que c’est cette voie qu’il faut suivre pour trouver des explications au phénomène de l’intuition, ainsi qu’à celui des différents niveaux de conscience se manifestant à travers la vie. Je ressens clairement la peur dans le bas de mon dos lorsque je reçois l’information qu’il me faut être prudente, ou que je suis dans l’erreur.

Il est intéressant de remarquer, qu’en MTC, toutes les émotions sont liées à nos organes, considérés comme pensants, donc intelligents. La peur y est bien associée aux reins (la colère au foie, la joie au coeur, etc…). Mais je reviendrai plus en détails sur ce passionnant sujet du lien entre organes et émotions dans un article ultérieur.

La médecine énergétique est une science d’une beauté immense, car elle relit tous les systèmes existants, donne du sens à toute chose ou phénomène, et notamment au monde dans lequel on vit.

Contrairement à la médecine allopathique, qui même si elle a ses propres qualités, a tendance à séparer plutôt qu’à envisager et comprendre les liens et interactions existants. Evidemment que tout à une cause et une conséquence. Non ?

De plus, toujours à l’inverse de notre système de santé allopathique, ce sont des médecines préventives. Un bon médecin de MTC (ou d’Ayurvéda, médecine ancestrale indienne) t’apprend à ne pas tomber malade. Que ton corps a la capacité de s’auto-guérir. On devrait pouvoir vivre jusqu’à 120 ans sans problèmes de santé majeurs. Puis s’éteindre de notre belle mort sans trop de souffrance en appliquant quelques principes pas si compliqués. Comme il est justement dit par le Dr Bo dans le documentaire, c’est la source de la maladie qui est soignée, pas le symptôme qui n’est que la résultante. Une toute autre façon de voir les choses qui commence d’ailleurs à être de plus en plus valorisée en occident.

Cette médecine comprend et explique aussi la nature et le fonctionnement de l’esprit et de l’âme. Ce, depuis des millénaires. Contrairement à la vision très matérialiste occidentale qui a du mal à dissocier le cerveau de la conscience. Et qui du coup, ne sait absolument pas comment expliquer les phénomènes vécus par les gens vivant des “expériences de mort imminente” (“NDE” ou Near Death Expérience en anglais).

J’y reviendrai dans un autre article mais il faut savoir qu’en MTC, l’âme spirituelle dite Hun (différenciée de l’âme corporelle appelée Po) est considérée comme une entité immatérielle venant de l’univers. Elle représente le côté intuitif et non rationnel de la nature humaine… Elle dit aussi que l’âme spirituelle, le Hun, ne pense pas, mais qu’elle ressent et qu’elle sait (tiré de “La médecine Traditionnelle chinoise pour les nuls” de Jean Pelissier).

Autant dire que j’ai fortement envie de creuser le sujet et d’en savoir plus… Je pense d’ailleurs me former au Qi Gong pour évoluer encore dans mes facultés intuitives. On a toujours quelque chose à apprendre… Je pense me lancer un défi QI Gong dont je te parlerai prochainement.

Et toi, que penses-tu de ces méthodes ancestrales de médecine du corps et de l’esprit ? De cette vision énergétique de la vie ?

N’hésite pas à me faire part de tes remarques et avis sur le sujet dans les commentaires.

A bientôt !

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